| Les
premiers jours de Liberté |
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2.3 Les
premiers jours de liberté
Lettre du 26 juillet 1789 avec la marque postale artisanale de FISMES, dans le département de la Marne, adressée à Monsieur de Montpellier, réfugié au château d'Annevoye à Namur, ayant quitté la France comme les grandes familles de la cour dés le 17 juillet. La lettre porte une griffe d' un port dû de 8 sols, le tarif pour une distance comprise entre 40 et 50 lieues. Au verso de la lettre, on distingue le cachet de cire. La lettre relate de la colère et des atrocités de la populace parisienne dans la soirée du 14 juillet, contre le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille et du prévôt des marchands de Paris, Jacques de Flesselles, qui eurent leur tête coupée, leur cœur arraché et promené au bout d' un pique dans le Palais Royal et dans tous les ruisseaux de la capitale. Elle explique que d' autres personnes, comme Monsieur Bertier de Savigny, intendant général de la ville de Paris et Joseph François Foullon, contrôleur des finances, furent massacrés et que l' on s' attend à bien d' autres Cette lettre est signée du futur député de la Convention Pierre-Louis Prieur de la Marne |
Traduction de la lettre
Monsieur,
Monsieur de Montpellier Je suis arrivé
ici sain et sauf, le cœur pénétré de vos bontés.
Je rejoignis mes camarades de voyage, après une journée
de marche. Monsieur Pestiaux
Bien des respects, s’il vous plaît à votre aimable famille et bien des témoignages d’amitié et de reconnaissance. Je suis tel que vous savez, mon cher Monsieur de Montpellier Prieu ci devant du Fraustel Le 26 de juillet 1789
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