| 2.2
La poste au début de la Révolution |
La
fin de la Ferme |
| 2.2 La fin de la Ferme Avant et au tout début
de la Révolution Française le service postal était
géré
Lettre ayant circulé en franchise de port et portant une griffe
" Directoire des Postes " |
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N'
OUBLIER PAS DE CLIQUER SUR LA FEUILLE |
| Avant même la Révolution, la question d’une réforme
de la Poste est posée. Même s’il faut bien se dire qu’il n’y avait que peu ou pas de réclamations contre l’administration des Postes car son fonctionnement et son service, étaient assurés avec ponctualité, les fraudes ou irrégularité étaient rares et d’ailleurs sévèrement réprimées. La Poste était à cette période, à peu prés le seul moyen de communication entre le pouvoir et le pays, comme elle était la seul voie d’échange des informations indispensables au monde des affaires et du commerce. Dans les cahiers de doléances que les délégués des trois ordres «noblesse, clergé et Tiers état », au début de mai 1789, le peuple se plaint quand même de la Poste. On remet en question, l’exemption d’impôt dont bénéficie tel chevaucheur du Roi. En plus généralement, les cahiers de doléances réclament une mesure de portée nationale : la suppression des privilèges accordés, entre autres, au personnel de la Ferme. |
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Jusqu’à la Révolution, les
Maîtres de Poste formaient de véritables dynasties, se transmettant
les brevets de père en fils ? En 1788, ils avaient créé
un syndicat professionnel. L’année suivante, la suppression
de leurs privilèges, désorganisera la Poste aux chevaux et
la pression de la corporation fut telle que l’Assemblée dut
rapidement lui accorder des compensations. Il faut se souvenir qu’à la fin du XVIIIè siècle, la poste est organisée en ferme générale , c’est à dire en exploitation dépendant du roi, mais gérée par des financiers, les fermiers généraux qui se sont copieusement enrichis. Ceux ci achetaient pour 5 ans le bail «le fermage » des Postes. Ils assuraient le transport des correspondances, ouvraient des bureaux, rémunéraient le personnel. |
la famille Lavoisier |
| Il percevait la taxe postale qui était très importante pour l’époque. L’état en prélevait une grande partie, c’est-à-dire douze millions par an à la veille de la Révolution. Les fermiers se payaient le reste et pour conserver une marge confortable, ils étaient enclins de majorer les tarifs et à limiter ainsi l’exploitation aux destinations rentables. Quant aux salariés, maîtres de poste en particulier, leurs rétributions étaient relativement modiques. Mais les fameux privilèges, apportaient une importante compensation. | ![]() |
| Bien sûr, la revendication de l’abolition ne
concernait pas uniquement le personnel postal. Elle était, dans son
cas, particulièrement vive cependant, car les fermiers de la poste,
passaient pour être les plus riches. La Poste elle-même apparaissait
comme un instrument au service quasi exclusif d’une élite.
De fait, elle transportait essentiellement les correspondances officielles,
tandis que les lettres privées restaient l’exception, en raison
des tarifs très élevés. De plus, les populations rurales
étaient globalement exclues du service, car la Ferme, soucieuse d’abord
de rentabiliser ses activités, ne desservait que les grandes destinations
nationales, organisées en un réseau, dont tous les axes convergeaient
déjà vers Paris. Aussi les gens des campagnes recouraient-ils
souvent aux colporteurs qui acheminaient les missives d’un village
à l’autre en même temps que leurs marchandises. . Il
faut bien se dire qu’en 1789, la Poste était encore un service
de luxe. Le petit peuple en était à peu près exclu. Dix jours à peine après la prise de la Bastille, la question de la Poste est mêlée aux premiers débats de la Révolution. Une revendication fut maintes fois exprimée dans les cahiers de doléances : « L’inviolabilité de la correspondance ». Depuis que l’administration des postes existait, «le Cabinet Noir », décachetait et lissait les lettres. Cette pratique fut d’abord limitée au courrier des personnages importants, puis étendue aux particuliers, en toute impunité. La Révolution réclama d’emblée la suppression de cette surveillance qui symbolisait le pouvoir |