2.2 La poste au début de la Révolution

 

La fin de la Ferme
Notes de la page
cliquer ici pour agrandir l'image
2.2 La fin de la Ferme

Avant et au tout début de la Révolution Française le service postal était géré
par des fermiers généraux faisant souvent partis de la noblesse.


Lettre possédant le cachet d’un port payé orné d’une couronne et possédant l’inscription " FERME GEN.DES POSTES " et une griffe manuscrite " Franc ".


Le Directoire des Postes fut créé par la constituante en 1791 et prit d’importantes mesures pour assurer le fonctionnement du service postal et fixer le prix du courrier.

Lettre ayant circulé en franchise de port et portant une griffe " Directoire des Postes "
On remarque la suppression de la notion de Directeur des Messageries par la nouvelle appellation "
Directeur des Postes

 

 

N' OUBLIER PAS DE CLIQUER SUR LA FEUILLE
Avant même la Révolution, la question d’une réforme de la Poste est posée.
Même s’il faut bien se dire qu’il n’y avait que peu ou pas de réclamations contre l’administration des Postes car son fonctionnement et son service, étaient assurés avec ponctualité, les fraudes ou irrégularité étaient rares et d’ailleurs sévèrement
réprimées.
La Poste était à cette période, à peu prés le seul moyen de communication entre le pouvoir et le pays, comme elle était la seul voie d’échange des informations indispensables au monde des affaires et du commerce.
Dans les cahiers de doléances que les délégués des trois ordres «noblesse, clergé et Tiers état », au début de mai 1789, le peuple se plaint quand même de la Poste. On remet en question, l’exemption d’impôt dont bénéficie tel chevaucheur du Roi. En plus généralement, les cahiers de doléances réclament une mesure de portée nationale : la suppression des privilèges accordés, entre autres, au personnel de la Ferme.
Jusqu’à la Révolution, les Maîtres de Poste formaient de véritables dynasties, se transmettant les brevets de père en fils ? En 1788, ils avaient créé un syndicat professionnel. L’année suivante, la suppression de leurs privilèges, désorganisera la Poste aux chevaux et la pression de la corporation fut telle que l’Assemblée dut rapidement lui accorder des compensations.
Il faut se souvenir qu’à la fin du XVIIIè siècle, la poste est organisée en ferme générale , c’est à dire en exploitation dépendant du roi, mais gérée par des financiers, les fermiers généraux qui se sont copieusement enrichis. Ceux ci achetaient pour 5 ans le bail «le fermage » des Postes. Ils assuraient le transport des correspondances, ouvraient des bureaux, rémunéraient le personnel.
la famille Lavoisier
Il percevait la taxe postale qui était très importante pour l’époque. L’état en prélevait une grande partie, c’est-à-dire douze millions par an à la veille de la Révolution. Les fermiers se payaient le reste et pour conserver une marge confortable, ils étaient enclins de majorer les tarifs et à limiter ainsi l’exploitation aux destinations rentables. Quant aux salariés, maîtres de poste en particulier, leurs rétributions étaient relativement modiques. Mais les fameux privilèges, apportaient une importante compensation.
Bien sûr, la revendication de l’abolition ne concernait pas uniquement le personnel postal. Elle était, dans son cas, particulièrement vive cependant, car les fermiers de la poste, passaient pour être les plus riches. La Poste elle-même apparaissait comme un instrument au service quasi exclusif d’une élite. De fait, elle transportait essentiellement les correspondances officielles, tandis que les lettres privées restaient l’exception, en raison des tarifs très élevés. De plus, les populations rurales étaient globalement exclues du service, car la Ferme, soucieuse d’abord de rentabiliser ses activités, ne desservait que les grandes destinations nationales, organisées en un réseau, dont tous les axes convergeaient déjà vers Paris. Aussi les gens des campagnes recouraient-ils souvent aux colporteurs qui acheminaient les missives d’un village à l’autre en même temps que leurs marchandises. . Il faut bien se dire qu’en 1789, la Poste était encore un service de luxe. Le petit peuple en était à peu près exclu.
Dix jours à peine après la prise de la Bastille, la question de la Poste est mêlée aux premiers débats de la Révolution. Une revendication fut maintes fois exprimée dans les cahiers de doléances : « L’inviolabilité de la correspondance ». Depuis que l’administration des postes existait, «le Cabinet Noir », décachetait et lissait les lettres. Cette pratique fut d’abord limitée au courrier des personnages importants, puis étendue aux particuliers, en toute impunité. La Révolution réclama d’emblée la suppression de cette surveillance qui symbolisait le pouvoir

 

 

haut de feuille
vers haut de page

 

 

page précédente
feuille précédente
 
vers début du chapitre
 
feuille suivante
vers page suivante
début de chapitre