Se troisième type de lettre que l’on trouve durant cette époque est la lettre chargée. Le chargement, sans déclaration de la valeur incluse, a été institué par l’article 6 de la Déclaration Royale du 8 juillet 1759. La lettre chargée était alors en ce temps là, ce que nous appelons de nos jours «une lettre recommandée ».
Un arrêté du Conseil du 31 mai 1786, autorise formellement l’insertion dans les lettres chargées des billets de la Caisse d’Escompte ou autres effets quelconques et fixe à 150 livres le montant de l’indemnité à payer en cas de perte de ces lettres. Cette indemnité sera portée à 300 livres par le décret des 17-22 août 1791.
L’article du 5 Nivôse an V (25 décembre 1796) proscrit que «nul ne pourra insérer dans les lettres chargées ou autres, ni papiers-monnaies, ni or, ni argent, ni bijoux ».
Jusqu’au 17 août 1791 on ne trouve cette marque de chargement que sous la forme d’une griffe manuscrite. Mais, dés cette date, nous pouvons trouver différents types de cachets de chargements.
 
 
 
Mille cinq cents relais environ sont repartis sur les routes de France. Dans chaque relais, on trouve un maître de Poste titulaire du relais, des postillons et des chevaux plus ou moins nombreux suivant l’importance du relais.
Ce relais se présente souvent comme une grande bâtisse rectangulaire avec une large cour intérieure et un haut porche permettant l’entrée des voitures. Ce relais est toujours situé le long de la route, parfois à une croisée de chemins, car il doit être facilement accessible. Dans la cour, une écurie permet de loger une dizaine de chevaux. Des locaux abritent selles et harnais, d’autres encore sont destinés aux postillons et aux palefreniers. Dans les bâtiments principaux, l’auberge avec des chambres et des salles à manger pour recevoir les voyageurs.
Le maître de Poste est nommé par le pouvoir. Il jouit de nombreux privilèges qu’il perdra le 4 août 1789.
Les postillons sont rattachés à leur relais et ne peuvent le quitter sans obtenir l’autorisation de leur maître de Poste et de l’administration centrale. Les postillons sont en «rang » dans chaque relais : le plus ancien porte le n°1 qui est indiqué sur son écusson. Chaque postillon possède un livret qui lui est délivré par l’administration des Postes et sur lequel sont portées ses notes et les appréciations du maître de la Poste aux chevaux. En cas de nécessité, le maître de Poste est autorisé à utiliser des «monteurs à défaut » qui remplaceront ou aideront les postillons en titre au relais.
Les maîtres de Poste et les postillons doivent, par les lois des 14 et 15 août 1792, prêtre serment.

Une ordonnance du roi du 17 août 1786, avait définit que "Sa Majesté a jugé que les maîtres de Poste porteront un drap bleu-roi, collet écarlate rabattu et arrondi. Les vestes des postillons seront en drap bleu-roi avec une doublure d’étoffe de laine. Ils porteront sur le bras gauche l’écusson aux armes de Sa Majesté ».

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Notes de la page
Les bureaux de contre seing
2.4.3 Le bureau de contre seing

Par décret du Roi du 12 octobre 1790, l’Assemblée Nationale annonce l’ouverture d’un bureau de contre seingà l’intérieur de l’institution

Il y aura dans ce bureau, deux ou trois commis au plus qui auront une griffe numérotée
qui contiendra un point secret, connu seulement de l’administration des Postes.


Lettre avec une marque de franchise " ass nationale 1 " et un signe secret" 3 points en triangle " et une griffe de vérification.

Les députés peuvent envoyer leur courrier administratif en franchise, à condition
de passer par ce bureau de contre seing.
Lettre avec marque de franchise " ass nationale 3 " et possédant une griffe de vérification.

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Les marques de franchise «  Assemblée nationale » furent en service de 1790 à 1792. Trois commis officiaient dans le bureau chargé du courrier pour la province. Chacun possédait sa griffe numérotée, dans laquelle, par mesure de sécurité, on avait introduit un « point secret, connu seulement de l' Administration des Postes » par décret du 19 octobre 1790

 

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