La
Révolution Brabançonne |
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| La Révolution
Française donna beaucoup d' idées de révolte dans de nombreux pays
d' Europe. C' est ainsi qu 'à la fin de l' année 1789, les
Pays-Bas méridionaux, se révoltèrent contre le régime autrichien de Joseph
II. L' avocat conservateur Henri Van der Noot souleva le peuple. Un autre avocat, Jean-François Vonck, de tendance démocratique, fut l' âme de la résistance armée. Il confia au colonel en retraite Jean-André Van der Mersch, bientôt promu général, le soin d' organiser une armée de volontaires décidés à libérer le pays. |
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| Le 24 octobre
1789, soit un peu plus de 4 mois après la prise de la Bastille, cette troupe
entrait à Hoogstraten. Trois jours plus tard, elle battait l' armée
autrichienne à Turnhout. Toutes les autres villes se révoltèrent. Des combats particulièrement violents eurent lieu à Gand et à Bruxelles. Les Belges en sortirent victorieux et le 17 décembre 1789, l' armée autrichienne abandonnait Namur. Les volontaires ne cessent d' affluerà l' armée du général Van der Mersch, la poursuivant jusque Saint Hubert et ne s' arrêta, pour s'y reformer, qu 'à Luxembourg. |
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Après une révolution aussi miraculeuse, on espérait que le comité composé de personnes du mérite le plus rare, remplies de vertus, va s’occuper de notre bonheur. Les provinces libérées proclamèrent
leur propre souveraineté. Le 11 janvier 1790, selles créaient
les Etats Belges Unis, une confédération à laquelle
étaient confiées les relations diplomatiques, l’armée
et les finances de tout le pays. |
| Jean-François Vonck et les siens, auraient voulu, tout en maintenant certaines réformes de Joseph II, accentuer le caractère représentatif des institutions. Mais ils furent accusés de complot par Van der Noot et forcés à l' exil, tandis que Van der Mersch était emprisonné à Anvers. |
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Différents cachets émis par la poste
Les
États Belges Unis vécurent prés d' un an. Malgré un réel effort militaire,
doublé de pressantes démarches diplomatiques auprès des grandes puissances,
ils ne purent s' opposer au retour victorieux de l' armée autrichienne,
Mons fut occupé depuis le 30 novembre 1790. |
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Les
représentant des États de Brabant ont fait leur soumission aux Autrichiens.
La jeune république belge a vécu. |
| Les États Belges Unis
vécurent prés d' un an. Malgré un réel effort militaire, doublé de pressantes
démarches diplomatiques auprès des grandes puissances, ils ne purent s'
opposer au retour victorieux de l' armée autrichienne, Mons fut occupé
depuis le 30 novembre 1790. Pendant ce temps, à Bruxelles, on refusait de se rendre à l' évidence. Les membres du Congrès siégeaient sous la menace d' une foule de plus en plus fanatisée par la " prétraille". Ils attendaient Van Eupen, leur affirmer que les puissances étaient prêtes à reconnaître l' indépendance et qu' il y avait tout à espérer d' une alliance prochaine entre la Prusse et la France.Mais la fin était proche, nos confrères des révolutions de Paris, analysaient ainsi la situation, : « la Belgique, longtemps déchirée par les factions, va être le théâtre d' une guerre, de courte durée sans doute, mais dont l' issue doit être instructive pour les peuples ». |
| L'
armée autrichienne rentra à Bruxelles le 2
décembre 1790. Cette jeune république s' est ainsi effondrée sans qu' il
en coûta une goutte de sang. Elle paya un lourd tribut à linéarité
de ses dirigeants et à la division de ses fondateurs. Sur le plan diplomatique,
son sort était scellé depuis le 27 juillet, lorsqu' au camp de Reichenbach,
les représentants de l' Angleterre, de la Prusse et des Provinces-Unis avaient
accepté le rétablissement du pouvoir impérial dans les Pays-Bas. Ces événements sont connus sous le nom de « Révolution Brabançonne ». Ils s' étendirentà toutes les provinces, mais ne touchèrent pas la Principauté de Liège, qui fit, à la même époque, sa propre révolution. C' est ainsi que la révolte éclate à Mons le 21 novembre 1789 ; la ville fut reprise par les impériaux le 30 novembre 1790. |
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